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Monday 20th of February 2017
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Le Guatemala formé à la répression par Israël…

Pourtant, dès sa création, le régime criminel de Tel-Aviv a soutenu bon nombre de dictatures d’Amérique latine. Impliqué dans plusieurs « guerres sales » menées contre les populations de ce continent, il a mis son expérience et son expertise au service des régimes les plus brutaux.

La liste des pays auxquels Israël a fourni des armes, des conseillers ou formé des soldats et des paramilitaires est longue, mais le cas du Guatemala est le plus emblématique.

Cet état d’Amérique centrale a des liens anciens avec Tel-Aviv. En effet, il a été l’un des premiers états à reconnaitre l’entité sioniste en 1948, et c’est ainsi qu’il vient récemment d’être honoré par la Knesset pour son appui lors de la création de l’entité coloniale.

    Le régime sioniste apporte ainsi son expertise criminelle au Guatemala depuis les années 60, en étant fortement impliqué dans une des plus sanglantes campagnes contre-révolutionnaires d’Amérique du Sud.

Cette « opération » a causé l’extermination de plus de 200.000 personnes, essentiellement des Indiens mayas, la destruction de nombreux villages et des déplacements massifs de populations.

Cela ne vous rappelle rien ?Indiens, Palestiniens, même sort, mêmes méthodes, mêmes experts sionistes aux manettes.

    D’ailleurs, des politiciens guatémaltèques ne se gênaient pas pour « parler ouvertement de la ‘palestinisation’ des Indiens mayas rebelles », selon le journaliste George Black.

Depuis 1954, date du coup d’État orchestré par les États-Unis, et jusqu’à la fin des années 90, la population du pays était soumise à une répression féroce de la part du régime dictatorial en place.

Si l’aide américaine dans cette répression est de notoriété publique, le rôle israélien, pourtant bien documenté, a rarement été évoqué dans les médias de masse. Probablement que ces outils de propagande au service du sionisme, ne souhaitaient pas assombrir encore plus l’image, déjà peu reluisante, de l’entité criminelle.

    Cette implication israélienne a été mise en lumière au cours de l’année dernière, lorsque la justice guatémaltèque a déclenché un certain nombre de procédures visant à demander des comptes aux criminels ayant sévi durant les années de répression.

Ainsi, en janvier 2016, 18 anciens militaires (dont de très hauts gradés) ont été arrêtés pour leur implication présumée dans la «  sale guerre » menée par le régime contre sa population, dans les années 1980.

Avant cela, en 2013, la justice du Guatemala décide d’ouvrir le procès pour génocide et crimes contre l’humanité contre Ríos Montt, qui dirigea le pays d’une main de fer en 1982/1983 à la suite d’un coup d’État (appuyé, il va s’en dire, par la CIA). Une période courte mais qui fut l’une des plus meurtrières de la guerre civile guatémaltèque. L’ex-dictateur est condamné à 80 années de prison ferme pour génocide et crimes contre l’Humanité, mais la Cour constitutionnelle annule rapidement le jugement, qui a été relancé en mars dernier.

    Durant la dictature de Ríos Montt, l’entité criminelle israélienne était le principal fournisseur d’armes, de formation militaire, de technologie de surveillance et d’autres services au Guatemala dans sa campagne de répression des mouvements de résistance armée et des indigènes mayas.

Une coopération qui a toujours été très étroite, indépendamment des changements de dirigeants, et qui s’est poursuivie jusqu’à ces dernières années. En effet, aujourd’hui, l’entité sioniste est très présente au Guatemala dans l’industrie de la sécurité privée.

Elle s’est beaucoup développée à la suite du processus de paix du milieu des années 1990. Ce sont d’ailleurs des sociétés de sécurités israéliennes qui sont chargées d’aider à sécuriser la frontière avec le sud du Mexique, où des dizaines de milliers de Guatémaltèques ont fui pendant la « guerre sale ».

Deux raisons motivent l’implication israélienne aux côtés des dictatures d’Amérique du Sud :

– La première est évidemment d’ordre économique : l’état colonial est un acteur majeur dans l’industrie de guerre et figure dans le top 10 des plus grands fournisseurs d’armes de la planète.

Sa répression de la population palestinienne, sur laquelle elle teste régulièrement son armement, constitue une publicité indéniable. En effet, comme nous l’affirmions dans notre article du 6 juillet dernier concernant ce sujet : « les entreprises israéliennes mettent en avant le fait que leurs armes ont été testées sur le terrain, ce qui constitue un puissant argument de vente ». (http://www.partiantisioniste.com/actualites/france-friande-darmes-israeliennes-testees-civilspalestiniens.html ).

    Ainsi, dans une émission de la chaine américaine CBS, animée par le célèbre journaliste Dan Rather et datée de 1983, on affirmait que « les armes et les méthodes israéliennes anti-guérilla utilisées au Guatemala, avaient déjà été testées avec succès en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. »

– la seconde raison est d’ordre géostratégique : Tel-Aviv sert de sous-traitant à son allié et protecteur américain, lorsque ce dernier ne peut pas intervenir directement, pour des raisons d’image ou de politique intérieure. Ainsi, le congrès US, sous l’administration Carter, avait limité l’aide militaire américaine au Guatemala en raison des violations des droits de l’homme. C’est là qu’intervient l’entité sioniste criminelle.

Yaakov Meridor, ministre israélien de l’Économie au début des années 1980, et décédé depuis, affirmait à l’époque qu’ « Israël voulait être un ’’relais’’  pour les États-Unis dans les pays où ceux-ci avaient décidé de ne pas vendre ouvertement des armes ».

Par ailleurs, des documents officiels déclassifiés ont révélé que les USA avaient demandé à Israël de soutenir la contre-révolution au Guatemala. En effet, dans une note rédigée par le lieutenant-colonel Oliver North (qu’on retrouvera plus tard dans l’affaire de « l’Iran Gate »), membre du « Conseil de Sécurité Nationale » sous la présidence Reagan, on peut lire : « Tel que discuté hier, j’ai demandé à la CIA et aux ministères de la Défense et des Affaires étrangères de fournir une assistance au Guatemala. Cela pourrait être réglé par les Israéliens».

Dans un autre document, il est écrit : « Nous avons de bonnes raisons de croire que nos bons amis, les Israéliens, sont prêts – ou l’ont déjà fait – à livrer d’importantes quantités de matériel militaire au gouvernement du Guatemala».

    Le Parti Anti Sioniste condamne une nouvelle fois les agissements criminels de l’entité sioniste qui, en plus d’exterminer le peuple palestinien, exporte son savoir-faire macabre afin d’aider des dictatures sanguinaires à réprimer leurs citoyens.

    Il serait grand temps que les responsables de ce régime colonial illégitime comparaissent devant un tribunal international, afin d’être jugés et condamnés pour le rôle qu’ils ont tenu au Guatemala, lors des années sanglantes qu’a connues ce pays.

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