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Wednesday 22nd of November 2017
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LA FAMILLE : REMPART DE LA VERTU ET DE LA BONNE EDUCATION



Conférence donnée par le martyr Bahonar au sujet de la relation conjugale et de ses influences sur l'éducation de l'enfant.

Parmi ses signes, IL a créé pour vous des épouses formées de vous mêmes afin que vous vous reposiez auprès d'elles, et il a établi l'amour et la compassion entre vous.

Coran XXX, 21

Le sujet que je vais aborder d'une manière générale concerne les facteurs et les conditions nécéssaires pour une bonne construction interne de la famille dont l'époux et l'épouse constituent les deux piliers importants. Ils concernent aussi les principes qui régissent la relation entre les époux et la dotent continuellement du calme et de l'amour indispensables à la création d'une ambiance favorable au développement de l'enfant.

A ce propos, il va de soi que la relation conjugale dominée par la tension et les disputes a des conséquences nuisibles sur le psychisme de l'enfant, sur son caractère et sur son avenir scolaire.

La tension entre les deux piliers principaux de la famille (l'époux et l'épouse) peut se transformer en disputes violents, et celles-ci peuvent engendrer la rupture. Dans des conditions pareilles, les enfants ne peuvent remplir leurs tâches scolaires ni progresser dans leurs études. De plus, ils risquent de ne pas pouvoir évoluer dans n'importe quel domaine de la vie. Lorsque l'enfant se voit vivre dans une ambiance conflictuelle, il se sent mal et perdu et ne vit pas l'expérience du calme et de l'amour.

Jusqu'ici, nous avons présenté une introduction à la recherche des éléments qui procurent le calme et l'amour à la relation conjugale, cette relation qui a une influence directe sur le développement de l'enfant.

Nous allons maintenant présenter une introduction qui comporte l'explication de quelques versets coraniques évoquant la relation conjugale et la conception islamique de cette relation. Parmi ces versets, on note la parole divine qui dit : Parmi ses signes, il a créé pour vous des épouses formées de vous-même afin que vous vous reposiez auprès d'elles… . L'époux vit à côté de la femme et se sent en repos, et à son tour, la femme vit à côté de l'homme et se sent en repos. Dans ce genre de climat l'angoisse et le manque de confiance disparaissent et cèdent la place à l'amour et à la tranquilité. … et il a établi entre vous l'amour et la compassion. Ainsi, le climat de la bonne relation conjugale doit avoir, selon le noble verset coranique, trois caractéristiques à savoir, le repos, l'amour et la compassion.

Mais ces caractéristiques sont conditionnées par la qualité de “bonté” qui doit être présente chez les deux époux. Cette condition se dégage du verset coranique suivant :

Les femmes mauvaises aux hommes mauvais, les mauvais aux mauvaises ! Celles qui sont bonnes à ceux qui sont bons ; ceux qui sont bons à celles qui sont bonnes.

Coran XXIV, 26

Certes ce noble verset n'est pas destiné à nous informer exclusivement sur les catégories d'hommes et de femmes qui correspondent le mieux pour établir une bonne relation conjugale, mais il est certain qu'il nous donne une information précieuse quant aux choix du conjoint, et ceci en nous indiquant que les bons, les croyants vertueux cherchent pour le mariage des femmes bonnes, croyantes et vertueuses. D'autre part, ceux qui sont dépourvus de pureté et de vertu cherchent pour le mariage, des femmes qui leur correspondent.

Du point de vue de la jurisprudence, cette question peut être comprise de différentes façons, et plusieurs questions peuvent être soulevées.

Qu'entend-on par la proposition : “Celles qui sont bonnes à ceux qui sont bons. ?


Cela veut dire que la femme doit être chaste et retenue, et que l'homme croyant n'a le droit de se marier qu'avec une telle femme, et de même pour la femme elle-même qui ne doit se marier qu'avec un homme chaste et retenu ?

Ou bien, cette question de jurisprudence pure n'est pas posée au niveau de cette proposition coranique et cette dernière n'est pas destinée à mettre en évidence le jugement légal concernant le choix du conjoint ?

Quoi qu'il en soit, cette proposition coranique nous met en présence d'un homme et d'une femme bons et vertueux. Le Noble Coran nous dit que cet homme bon et vertueux est à cette femme bonne et vertueuse et que celle-ci est à celui-là. En d'autres termes, le Noble Coran nous dit que ces deux personnes sont traitées avec égalité du fait que le premier est pour la seconde et réciproquement.

En outre, l'accent est mis sur le fait que le lien et la relation sont établis entre deux âmes : l'âme de la femme est donnée à l'âme de l'homme et l'âme de l'homme est donnée à l'âme de la femme. Il s'agit là de deux âmes en liaison.

De la sorte, il n'est plus question de l'usage du corps de la femme contre une certaine somme d'argent qu'il lui verse. Il ne s'agit pas non plus d'un homme qui entretient une femme contre des services de ménage qu'elle lui rend. “Les bonnes aux bons” met l'âme de la femme face à l'âme de l'homme et l'âme de l'homme face à l'âme de la femme, et de la sorte il s'agit avant tout d'une relation entre deux âmes. Ainsi, la relation entre les deux âmes devient un fondement alors que toutes les autres questions financières, sexuelles et juridiques deviennent des dérivations secondaires.

Un autre verset coranique confirme le fait que la relation conjugale est avant tout une relation “entre deux âmes” :

…Elles sont votre vêtement et vous êtes le leur…

Coran II, 187 *

Cela veut dire que la femme est une clôture qui entoure la personnalité de l'homme et met sa vertu, sa pureté et sa valeur humaine à l'abri de tout danger. Il en est de même pour l'homme qui protège la personnalité de la femme et qui met sa vertu, sa pureté et sa valeur humaine à l'abri de tout danger. Chacun vit à l'ombre de l'autre, chacun protège l'autre et chacun constitue pour l'autre une condition nécessaire pour qu'il puisse défendre les constituants les plus importants de sa personnalité à savoir la vertu, la pureté et la dignité. Ces considérations nous montrent bien que l'une des fonctions.

*Le terme “vêtement” risque de déformer même le sens profond du verset. Il est vrai que le mot arabe “libas” équivaut dans certains cas au mot français “vêtement”. Pour mieux comprendre le sens de la racine (LBS) et par la suite du terme coranique “libas”, il convient par exemple de consulter de le dictionnaire de Kasimirski pour constater que le terme couvre un champ sémantique assez vaste et que parmi les sens de LBS, il y a l'attachement, le mélange et le fait d'apprendre à connaître quelqu'un à fond, le savoir par coeur.

LA DOT


Quand on parle de mariage et des relations conjugales, on se trouve face à une multitude de questions très variées et très intéressantes. On aboutit même à parler de divorce. Parmi les questions « légales » qui s’imposent au sujet du mariage, il y a celle de la dot. On sait que dans le mariage (musulman), l’époux doit assigner une dot à son épouse. A ce propos, le Coran ne dit pas que la dot est donnée à la femme en échange de quelque chose, comme par exemple d’un service que la femme rend à l’homme. Le verset coranique dit : (Assignez aux femmes leur dot sous forme de cadeaux.) IV, 4. On ne manque pas de remarquer que ce verset contient deux mots dont la signification est magnifique :

Le mot « sadaqat » (mot dont l’expression matérielle finale est la dot) qui dérive de « sidaq » qui est la sincérité et l’amitié. Cela témoigne que le « sidaq » (dot dans le sens propre) est un signe ou un symbole de l’attachement et de l’amour. Lorsqu’on revient d’un voyage, on apporte des cadeaux, un simple cadeau que l’on donne à ses amis. Avec ce petit cadeau, on exprime son amour envers cet ami et en même temps on fortifie sa relation avec lui et on la rend encore plus amicale. Le fait que ce cadeau est de grande ou de petite valeur n’a rien à voir avec sa vraie signification : « J’étais en voyage, j’étais éloigné de toi, pourtant je pensais à toi et mon cadeau que voici le prouve. » De même, la dot n’est qu’une expression de l’amour que l’homme porte à sa femme : « Je t’aime, et en raison de cet amour je te présente ce cadeau. »

Le mot « nihla » (mot qui a été traduit ci-haut par « cadeau ») qui figure dans le verset coranique suggère lui aussi la signification du cadeau que l’on présente ordinairement pour exprimer l’amitié et l’amour, et il y a dans le Noble Coran beaucoup d’autres termes et expressions de ce genre.

Quelles sont maintenant les conditions qui doivent être présentes dans la relation conjugale pour assurer l’existence continue de l’amour, de la compassion, du repos et pour établir une relation de plus en plus profonde entre deux âmes ? A ce propos, DIEU le Très-Haut nous dit : (ô vous les gens ! Craignez votre seigneur qui vous a créés d’un seul être, puis de celui-ci, il a créé son épouse…) IV,1

Il s’agit ici d’une expression magnifique de la relation conjugale. Le sens du verset est tout à fait différent des commentaires qui ont été donnés sous l’influence des traditions telles qu’elles sont connues dans la Bible courante et selon lesquelles Eve fut créée à partir de la côte gauche d’Adam. En vérité, cette version n’est qu’une légende qui tente de marginaliser la femme et lui donner un statut inférieur à celui de l’homme. Dans le Coran, la question n’est pas celle d’une côte, mais il s’agit d’un appel adressé aux gens, aux êtres humains quels qu’ils soient, des hommes ou des femmes pour qu’ils sachent qu’ils appartiennent tous à une seule famille et qu’ils descendent tous d’un seul père.

Le travail du conjoint


Après cette introduction, je vais essayer de mettre en évidence les bases sur lesquelles s’élève la relation conjugale. A ce sujet, j’ai pu relever cinq fondements que vous pouvez compléter (puisque je ne suis pas assez initié au traitement de ce genre de questions. Vous devez au moins réviser et discuter ces cinq fondements que j’ai relevés). Avant tout je dois signaler que cette question a un caractère double : d’une part, il existe un discours adressé aux hommes et d’autre part, il y a un discours adressé aux femmes. Si les hommes et les femmes étaient deux groupes isolés l’un de l’autre, il nous serait alors possible de leur adresser la parole à travers deux haut-parleurs différents afin que les hommes n’écoutent pas seulement le discours adressé aux femmes et que les femmes n’adressent pas seulement le discours adressé aux hommes. En effet, il y a là une chose qui attire l’attention : lorsqu’on adresse une recommandation aux hommes, on remarque que la femme tend l’oreille, prend une attitude fort attentive et apprend par cœur tout ce qu’on dit à l’homme, de même lorsqu’on adresse une recommandation aux femmes on remarque que les hommes captent, les premiers, ces recommandations, et se mettent à agir pour qu’elles soient rapidement appliquées par les femmes en disant : « N’est-il pas dit que tu dois faire telle et telle chose, appliquer telle et telle recommandation ? »

Je demande donc aux hommes ci-présents et aux femmes ci–présentes de bien écouter les recommandations qui leur sont particulièrement adressées. Les hommes doivent écouter et comprendre premièrement ce qui leur est adressé et les femmes doivent écouter et comprendre premièrement ce qui leur est adressé.

1. Comment perçoit-on le travail du conjoint ?


Le travail et plus précisément le travail à l’extérieur ou à l’intérieur de la maison est l’une des questions qui touche directement la relation conjugale. En effet, chacun des deux conjoints à une manière de percevoir son travail et celui de l’autre et par la suite, chacun attend de l’autre un type de comportement qui, dans une certaine mesure, reconnaît son propre travail et le valorise. Commençons par observer cette question du point de vue du mari qui travaille à l’extérieur de la maison.

Un homme qui fait dix à douze heures de travail par jour, dans les conditions actuelles de notre pays [Note : cette conférence a été donnée en Iran dans les années 70], doit connaître l’expérience de la fatigue et doit être confronté à de nombreux problèmes pour réussir ses activités quelles qu’elles soient, du genre intellectuel ou manuel. Cet homme doit nécessairement penser à sa femme et il se peut qu’il l’envie et se dise en secret :

« Que ma femme est heureuse, elle n’a ni problème ni difficulté ! Elle s’assoit à la maison, à l’école ou ailleurs avec un repos total. Elle n’a pas besoin de chercher un crédit, de négocier avec des clients ou de ménager les collègues et le patron ! Tout ce qu’elle a à faire c’est un coup de balai par-ci, un plat pour le dîner par-là ; quant à moi, des problèmes et des problèmes ! »

Cette manière de voir pousse l’homme à négliger sa femme et à ne plus la prendre en considération. Il ne voit que lui-même, son travail et ses problèmes. L’image qu’il se fait de la relation avec sa femme et de la situation à la maison peut être résumée de la manière suivante :

Deux personnes face à face, l’une d’elle (l’époux) a passé douze heures de travail avec tous les problèmes et toute la fatigue qui s’ensuivent, l’autre (l’épouse) a passé douze heures à se reposer. Dans une telle situation, que peut attendre la personne fatiguée et extrêmement épuisée de la personne en repos total ? Bien sûr, l’époux attend que l’épouse exécute scrupuleusement ses ordres. Il veut qu’elle soit obéissante. Il est clair, ici, que dans une situation pareille, beaucoup d’hommes oublient le fait que la femme ait travaillé à la maison durant toute la journée et qu’il lui reste encore d’autres travaux à faire… Il y a par exemple les enfants qui posent mille problèmes avant de dormir. Mais il ne pense qu’à son repos puisque le lendemain il va commencer une autre journée de travail.

Pourtant l’homme peut et doit penser d’une autre manière. Il peut comprendre que sa femme, tout en n’ayant pas le même genre de responsabilité que lui, à l’extérieur de la maison, a de son côté ses propres responsabilités à l’intérieur de la maison. Faire le ménage, préparer un bon repas et passer deux heures ou plus à soigner un enfant ne sont pas des choses faciles. Il peut se rendre compte de la difficulté de ce genre de travail en restant une seule journée à la maison et en essayant d’accomplir les taches qui s’imposent. Peut-être en se trouvant face à ce genre de tâches, il se rendra compte du fait qu’elles sont aussi épuisantes pour les nerfs.

Certes, il y a là deux genres différents de responsabilités. L’homme peut être un chercheur dans tel ou tel domaine scientifique, il peut avoir des responsabilités sociales ou administratives, mais la femme a aussi des responsabilités. Elle ne peut pas négliger la maison et les enfants.

L’homme peut avoir comme travail à l’extérieur de la maison, la direction d’une école. Cette responsabilité peut lui causer des peines et des soucis.

Mais aussi, le place que la femme prépare à la maison doit être bien préparé. La préparation du plat demande de la femme des soins particuliers et cela peut aussi causer des peines et des soucis. Enfin, tous les travaux qu’ils soient à l’extérieur ou à l’intérieur de la maison sont fatigants.

Pour cela l’homme qui souffre de la fatigue causée par son travail à l’extérieur de la maison, ne doit pas oublier que sa femme souffre, elle aussi, de la fatigue causée par son travail à l’intérieur de la maison. Par la suite, lorsque l’homme rentre à la maison, il ne doit pas se transformer en une lourde statue embêtante et il ne doit pas non plus traiter sa femme comme si elle était la cause de sa fatigue. Il doit savoir que sa femme est aussi fatiguée que lui et tous les deux doivent se mettre ensemble pour chercher une solution. Cette solution doit partir du fait que les deux travaillent et chacun d’eux doit prendre en considération le travail de l’autre. En d’autres termes, l’homme doit penser à sa femme, à ses responsabilités et ses tâches fatigantes, et s’il le faut, il doit l’aider dans l’exécution des tâches domestiques et participer aux soins des enfants, à leur éducation et se charger d’accomplir quelques unes des tâches les concernant.

Quant à la femme, il lui arrive de ne penser qu’à son seul travail. Elle peut imaginer que son mari est sorti pour se promener ou pour visiter ses amis et qu’il la laissé dans un coin de la maison pour faire le ménage. Elle peut penser qu’à son retour à la maison, il se doit mettre immédiatement à travailler. On voit bien ici que la femme ne prend pas en considération la fatigue de l’homme et oublie que son travail à elle peut être, et de beaucoup, moins fatigant que celui de l’homme. On voit bien qu’il s’agit ici, comme dans le cas de l’homme qui ne prend pas en considération le travail de sa femme, d’une manière de voir qui se limite à considérer un seul côté de la question. La solution consiste à voir la question de part et d’autre et à établir un équilibre entre les deux parties de telle façon que le climat familial fondé sur le repos, la tranquillité et la compréhension réciproque puisse être assuré.

En rentrant à la maison, l’homme ne doit pas s’attendre à ce que tout se passe dans son intérêt. Il doit être compréhensif et fournir de l’aide à sa femme. Il doit manifester son amour envers elle et son admiration vis-à-vis des choses qu’elle a faites pendant la journée. De cette manière l’équilibre peut s’établir dans leur relation et il devient possible de faire régner dans la maison un climat d’activité et de vitalité.

La question financière


2. L’équilibre dans les questions financières


A ce propos, je considère l’homme comme non concerné par cette question, et je m’adresse exclusivement aux femmes et notamment à celles âgées d’une quarantaine d’années.

Elles ont bien entendu, leurs besoins et leurs préoccupations féminines comme les vêtements et les meubles, les invitations et les réceptions, les cadeaux et les présents, etc.

On entend souvent ces dames revendiquer la réalisation de leurs besoins dans ces domaines : « On doit absolument acheter tel ou tel objet. Lorsque ma cousine s’habille avec tel ou tel vêtement, je ne peux qu’en faire autant. Lorsque ma tante renouvelle les meubles de sa maison à l’occasion des fêtes, je ne peux rester sans renouveler les miens. Et puis, il y a les voyages à l’étranger. Il n’est pas possible de s’abstenir de voyages !

Aujourd’hui nous avons des invités ; il faut préparer à manger. Ne te souviens-tu pas, mon cher mari, de tous les plats qu’on nous a servis lors de notre visite chez ma tante ? Ne te souviens-tu pas de la manière avec laquelle on nous a servis la salade ? Nous, ce soir, nous devons faire pareil ! »

Elle ne voit que les différentes sortes de plats et de vêtements. Elle ne s’intéresse qu’à la couleur des rideaux qu’il faut changer ; elle ne pense qu’à la table qu’il faut préparer ! Les cadeaux… « Aujourd’hui, ma tante a accouché… Un tel s’est marié. Il faut leur offrir des cadeaux, les cadeaux doivent être de bonne qualité, c’est à dire mieux que tous les cadeaux présentés par les autres. »

Certaines femmes sont emprisonnées dans ce genre de considérations. Elles ne voient que ce genre de besoins et exigent qu’ils soient satisfaits. Mais est-il possible de les satisfaire ? Combien cela coûte-il ? Quel est le salaire du mari ? Possède-t-il ou non l’argent nécessaire ? Telles sont les questions à se poser.

Il est clair ici que la femme regarde avec un seul œil, l’œil de son propre désir, de son amour qu’elle porte pour la beauté et le bon goût. Il faut reconnaître que les femmes ont le goût raffiné, mais elles peuvent oublier le fait que les revenus du mari ne sont pas suffisants. Mais, il y a des maris qui ont des revenus suffisants. Et dans ce cas, la femme peut croire qu’étant donné la suffisance des revenus, rien ne s’oppose à la satisfaction de ses désirs. Cependant, nous disons non, que non ! Car même si les revenus sont élevés, il faut respecter les principes islamiques :

il ne faut pas mener la grande vie et il faut prendre soin d’éviter le gaspillage. A supposer même que le mari possède des millions, est-ce une raison pour de les dépenser ? Peut-il renoncer à ses responsabilités sociales et gaspiller son argent à gauche et à droite en payant pour les cérémonies, les vêtements et les mets délicats ?

Les femmes doivent réfléchir quant aux questions relatives aux dépenses. Elles doivent savoir que la satisfaction des leurs goûts raffinés et leurs passions de concurrences ne peut que prendre en considération les revenus du mari et la situation sociale globale. Si les femmes négligent ce genre de considérations, elles doivent s’attendre à ce que le désordre et les troubles frappent les relations à l’intérieur de la maison ainsi que les relations avec les autres familles.

Avant de prendre des décisions dans le domaine des dépenses, la femme ne doit pas seulement penser à ses propres désirs. Elle doit savoir que les revenus mensuels de son mari, ne doivent pas être dépensés dans les seuls achats de chaussures, de vêtements et de cadeaux, car la famille a encore d’autres besoins à satisfaire. La femme doit faire ses calculs et doit établir l’équilibre entre les besoins de la famille et le niveau de revenus.

Si elle constate que les revenus ne peuvent pas couvrir tous les besoins, elle doit nécessairement réduire ces derniers. Si elle tient à satisfaire ces derniers sans prendre en considération les revenus de son mari et la situation générale du pays, elle ne fera ainsi que causer des embarras et des complications dans la relation inter-familiale. Mais si elle prend en considération les revenus de mari et la situation du pays et respecte les principes islamiques qui demandent d’éviter le gaspillage, elle pourra ainsi aider à faire régner l’amour entre les membres de la famille.

D’autre part, les hommes ne doivent pas oublier le fait que la femme a ses sentiments particuliers. La femme aime les belles choses et contrairement à l’homme, elle accorde une grande importance à la question des couleurs par exemple. Pour les hommes, la couleur des rideaux peut être une question sans importance, mais ce n’est pas le cas pour les femmes qui ont, à cet égard, des vues très nuancées souvent imperceptibles pour les hommes.

La femme perçoit la beauté d’un bouquet de fleurs d’une manière beaucoup plus raffinée que celle des hommes. Elle a besoin d’enrichir et de satisfaire ses sentiments concernant la beauté, les invitations et les cadeaux, etc.

Comment, nous les hommes, devons-nous réagir à l’égard de ces besoins ?

Devons-nous aider notre femme à les satisfaire ou non ?

Il nous est possible de répondre d’une manière décisive et sèche en disant : « Notre niveau de vie et nos revenus ne nous permettent pas de faire des invitations. N’invite personne et si on t’invite, tu n’as qu’à refuser. Une amie a accouché ? Il n’y a pas de raison pour lui offrir un cadeau. Elle n’a pas besoin de cadeaux. »

Il est clair ici que cette manière de répondre contredit les règles de la logique et les règles de l’islam.

Quels sont les besoins essentiels dans la vie ? Sont-ils réduits à la nourriture, aux vêtements et au logis ? Non, que non ! Nous devons reconnaître que la femme est une créature différente qui a des sentiments et des goûts différents. A travers ses rapports avec les objets, elle tire un plaisir qui est différent du nôtre. C’est pour cela que les hommes doivent prendre en considération les goûts des femmes et leurs sentiments. Je ne dis pas non plus qu’il faut absolument réaliser toutes les exigences de la femme à ce propos. Je dis seulement que les hommes doivent prendre en considération les goûts des femmes et éviter de se comporter sèchement vis-à-vis de ces goûts. Pourtant, la modération est recommandée, il faut éviter le gaspillage sans toutefois négliger les besoins des femmes et leurs goûts.

Les relations avec les proches


3. Les relations avec les parents proches.


Je m’adresse ici aux femmes pour leur dire que lorsque l’une d’entre elles se marie avec un homme, elle ne doit pas oublier que cet homme a, parallèlement à la famille qu’il est en train de constituer, une autre famille : une sœur et un frère, un père et une mère.

Si l’homme veut acheter quelque chose à sa sœur ou fournir de l’aide à son père, sa femme ne doit pas lui dire :

« Tu dois penser à ta femme et à tes enfants… Tu es marié et tu ne dois rien à tes parents ! »

Malheureusement, il existe des cas pareils dans beaucoup de familles. Ces cas s’expliquent par la jalousie et l’envie et s’expriment par le fait que la femme s’oppose au désir qu’a l’homme d’aider son père ou sa mère… Néanmoins, cette opposition n’est pas juste.

Pourquoi ?

Si nous prenons, par exemple la question de la transmission de l’héritage en islam, nous voyons que l’homme peut hériter de sa femme comme la femme de son mari. Nous voyons aussi que le père et la mère ont leur part dans l’héritage du fils ou de la fille défunt. Si le père ou la mère sont décédés, c’est aux frères et sœurs que passent leur part dans cet héritage. Dans le cas ou le défunt n’a ni père ni mère ni frères ni sœurs, leur part dans l’héritage passent à l’oncle et à la tante…

Que veut dire cela ?

Eh bien, cela veut dire que l’homme n’est pas emprisonné sous le toit de sa propre maison et que même une partie de ses revenus et de sa fortune est due à ses parents proches. La femme doit prendre en considération tous ces parents et si son mari renonce à respecter leurs droits, elle doit l’inciter à se rappeler de son devoir à ce sujet.

Et maintenant, je m’adresse aux hommes pour leur dire qu’il existe parmi eux ceux qui disent à leur femme : « ça suffit, tu ne cesses d’offrir des cadeaux à tes parents et à tes frères et sœurs. Tu me demandes en plus de leur offrir des cadeaux à mon tour ! Lorsque tu étais chez toi, dans la maison de ton père tu avais des parents, des frères, des sœurs et des tantes ; maintenant, tu es dans une autre maison. Pense à la tienne et occupe-toi de ton mari et de tes enfants ! »

Il est clair ici que l’attitude du mari est loin d’être juste. Car tout ce qui est à admettre dans les relations de l’homme avec ses parents proches, est aussi à admettre pour la femme et ses relations avec ses parents proches. L’homme ne doit pas s’opposer à l’intérêt que sa femme manifeste à l’égard de son frère ou père car enfin, ceux-ci doivent être considérés par le mari comme les siens.

Il y a beaucoup de conflits conjugaux qui prennent naissance à partir des considérations que je viens de mentionner. Pour éviter ces conflits l’homme doit visiter les parents de sa femme et la femme doit visiter les parents du mari. Toutefois la modération est très utile à ce propos, car il se peut que le mari s’occupe de ses parents à tel point qu’il néglige sa femme et ses enfants. Il se peut aussi que la femme passe une journée chez sa mère, deux journées chez sa tante et plusieurs autres ailleurs. Que deviennent alors le mari et les enfants ? … Il faut de la modération… Il faut éviter l’exagération tout évitant la négligence… La relation avec ses parents proches ne doit pas dépasser ses limites.

Les relations intimes


4. Les relations intimes


Beaucoup de conflits conjugaux ont leurs origines dans la nature des relations sexuelles entre les deux époux. Avant d’aborder cette question importante, il est utile de commencer par une question qui touche notre sujet. Cette question est la suivante :

L’activité extérieure


5. L’activité à l’extérieur de la maison.


Les femmes doivent savoir que leur mari ont d’autres responsabilités que celles concernant les affaires familiales.

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