La dernière section de cet article La Biographie du Zaynab (SA)
Elle pleura disant :
« Ô combien grande est ma perte, ô combien grande est ma tristesse. Si seulement la mort marrachait la vie ! Ô mon Husayn, Ô mon seigneur, Ô celui qui me reste parmi ma famille, tu te présentes à tes assassins et perds tout espoir dans cet ici-bas. Cest seulement aujourdhui que mourut mon grand-père le Messager dAllâh paix et bénédictions sur lui et sa descendance.
Cest aujourdhui que mourut ma mère Fâtimah et mon père `Alî et mon frère Al-Hasan ». Al-Husayn la regarda et essaya de la calmer en lui disant : « Ma sur, que Satan ne vole pas ta clémence, garde donc la patience quAllâh conseilla. Sache que tous les habitants de la terre mourront, que les habitants des cieux ne resteront pas et que toute chose périra à part la Face dAllâh Qui créa les créatures par Sa puissance, Qui les ressuscitera, leur rendra la vie et Qui est lUnique.
Mon grand-père est mieux que moi, mon père est mieux que moi, ma mère est mieux que moi, mon frère est mieux que moi. Nous sommes tous censés prendre le Messager dAllâh paix et bénédictions sur lui et sa descendance comme modèle ». Puis il dit : « Si le soir on laissait le ganga tranquille, il dormirait ».Dame Zaynab dit : « Malheur à moi Husayn, tu te laisses prendre par tes ennemis.
Ceci est plus brisant pour mon cur et plus dur pour moi ». Le combat commença ; les descendants du Prophète tombèrent en martyrs lun après lautre sous les yeux de Dame Zaynab. Voici `Alî, le fils de lImâm Al-Husayn combattant bravement aux côtés de son père jusquà ce quil fut épuisé et cria : « Ô père la soif me tue et la lourdeur du fer mépuise ». Les larmes de lImâm coulèrent et il répondit : « Patience, un peu de courage et bientôt sera la rencontre avec ton grand-père Muhammad paix et bénédictions sur lui et sa descendance , alors il te donnera à boire de sa coupe la plus noble ».
Quelques instants et Dame Zaynab vit les soldats porter vers sa tente, le corps de son neveu. Aussitôt que ses yeux tombèrent sur cette scène, elle sortit de sa tente, se dirigea vers `Umar Ibn Sa`d et lui dit : «Ô `Umar, tue-t-on Abû Abd Allâh alors que tu restes spectateur ?! » Les larmes aux yeux, `Umar ne supporta pas ses paroles et tourna son visage ailleurs. Voyant à la fin de la bataille Al-Husayn assassiné et ses deux fils martyrisés, Dame Zaynab sécria : « Ô Muhammad ! Que le Seigneur du ciel taccorde la paix, voici Husayn par terre, membres mutilés, et voici tes filles emprisonnées.
À Allâh est ma complainte, à Muhammad, à `Alî Al-Murtadâ, à Fâtimah Az-Zahrâ et à Hamzah maître des martyrs ».Voyant la tête de son frère portée sur les lances des hypocrites, Dame Zaynab dit : Ô croissant qui, aussitôt devenu parfaitement abouti, fut injustement éclipsé et périt . Frère de mon cur, je nai guère imaginé, Que telle sera ta destinée Elle sadressa ensuite aux gens dAl-Kûfah qui sétaient rassemblés pour voir le convoi triste conduit vers `Abd Allâh Ibn Ziyâd,et dit : « Louange à Allâh et paix et bénédictions sur mon père Muhammad et sur sa descendance pieuse et bienfaisante.
Ô gens dAl-Kûfah, gens de la tromperie et de la duperie, pleurez-vous ? Que vos larmes ne cessent de couler et que votre douleur ne cesse de vous peiner. Vous êtes comme celle qui défit brin par brin sa quenouille après lavoir solidement filée en prenant vos serments comme un moyen pour vous tromper les uns les autres. Malheur à vous, gens dAl-Kûfah, savez-vous quel proche parent du Prophète avez-vous attaqué et quel sang lui avez-vous effusé ? Vous avez certes commis une chose abominable. Peu sen faut que les cieux ne sentrouvrent, que la terre ne se fende et que les montagnes ne écroulent. Que la clémence dAllâh ne vous enorgueillit car votre Seigneur est à laffût ».
À larrivée du convoi au palais de `Abd Allâh Ibn Ziyâd, ce malheureux criminel dit avec réjouissance et fierté : « Louange à Allâh qui vous a scandalisé, vous a tué et a démenti vos histoires. » Dame Zaynab prit alors la parole et répondit : « Louange à Allâh qui nous a honoré par Son Messager paix et bénédictions sur lui et sa descendance et qui nous a parfaitement purifié des vices. Allâh ne scandalise que le pervers et ne dément que le vicieux qui est autre que nous. » Ibn Ziyâd lui demanda alors : « Nas-tu pas vu ce quAllâh fit de ta famille et de ton frère ? ». Dame Zaynab dit : « Je nai vu que le bien.
Ce sont des gens quAllâh enregistra comme martyrs et les voici martyrisés. Allâh vous rassemblera un jour et lon verra à qui sera la victoire ». Il sexclama alors : « Quel courage ! Ton père était un poète courageux ». Dame Zaynab répondit : « Fils de Ziyâd, de quel courage parles-tu ? Le courage nest aucunement mon souci. Cela métonne que lassassinat de tes imâms te soulage alors que tu es bien conscient de leur vengeance dans lau-delà ».
Remarquant un jeune homme parmi les prisonniers, `Abd Allâh Ibn Ziyâd se renseigna sur son identité. Apprenant quil sagissait de Zayn Al-`Âbidîn, le fils dAl-Husayn, Ibn Ziyâd voulut le tuer, sauf que Dame Zaynab le défendit farouchement disant : « Tu as suffisamment effusé notre sang et tu ten es abreuvé ! Nous as-tu laissé que lui ? Par Allâh, je ne me séparerai guère de lui. Si tu veux le tuer, tue moi donc avec lui ! » Cest ainsi que, grâce à la bravoure de Dame Zaynab, Zayn Al-`Âbidîn fut le seul survivant de Karbalâ parmi la progéniture de lImâm Al-Husayn (as).
Le convoi fut ensuite envoyé vers la Syrie où siégeait Yazîd Ibn Mu`âwyah. Dans son palais, Dame Zaynab ne craignit pas non plus de lui adresser ces paroles : « Louange à Allâh, Seigneur des mondes et paix et bénédictions sur son Messager et sa descendance pieuse. Penses-tu Yazîd quen nous infligeant une défaite et quen nous conduisant comme prisonniers, Allâh nous aurait humilié et quIl taurait honoré ? Patience ! As-tu oublié la parole dAllâh Exalté soit-Il : "Que les incroyants ne voient pas un avantage dans le sursis que nous leur donnons.
Ce sursis ne sert quà accroître leur péché. À eux la honte du tourment " Allâh te suffira comme juge, Muhammad paix et bénédictions sur lui et sa descendance comme adversaire et Gabriel comme opposant QuAllâh nous rétribue, et réforme notre Califat, Il est certes le Tout Miséricordieux ». Yazîd ne put commenter ce que lui adressa Dame Zaynab et lui proposa de largent. Dame Zaynab répondit : « Ô combien dur est ton cur Yazîd ? Tu tues mon frère et tu me proposes de largent ? Par Allâh, cela ne sera jamais ! » Dame Zaynab fut ensuite envoyée à Médine. Aussitôt arrivée, elle se dirigea vers le tombeau de son grand-père.
On rapporte lavoir vue accrochée à la porte de la mosquée du Prophète, les larmes coulant sur les joues appelant : « Ô grand-père je tannonce le martyr de mon frère Al-Husayn ». Elle se mit ensuite à raconter aux habitants de Médine les événements amers qui se déroulèrent à Al-Kûfah. Ceci suscita linquiétude du gouverneur de Médine qui avertit Yazîd contre le danger de sa présence dans les terres saintes.
On demanda alors à Dame Zaynab de choisir une autre contrée que celle de son grand-père pour sy installer. Il y a divergence pour ce qui est du choix de la noble dame, certains narrateurs rapportent quelle a choisit cham et dautres ont rapportés quelle a émigrée vers lÉgypte.
Là où son âme se repose
En Sha`bân de lan 61 A.H., six mois après le martyr de son frère, Dame Zaynab arriva dans son pays daccueil. Elle fut accueillie par une fine délégation qui pleura en essayant de la consoler. Dame Zaynab ne put alors empêcher ses larmes de couler et récita le verset : « Ceci est ce que le Tout Miséricordieux avait promis et les Messagers avaient dit vrai. » La grande dame sinstalla finalement honorée et respectée.
Les musulmans ne cessèrent daffluer vers sa noble demeure, lui demandant des invocations et écoutant les hadiths quelle narrait et les bonnes murs quelle prêchait.Dame Zaynab resta dans sa demeure pendant moins dun an au cours duquel on ne la vit que dévouée à son adoration, son jeûne, son dhikr et sa récitation du Coran.
Elle tomba ensuite malade et sut par la lumière de son Seigneur quil sagissait de la maladie de sa mort. On proposa de lui convoquer un médecin mais elle répondit : « Ô gens ! Nous ne sommes pas de ceux qui aspirent à lici-bas et souhaitent y rester.
La meilleure rencontre pour nous, descendants du Prophète paix et bénédictions sur lui et sa descendance est la rencontre avec notre Seigneur. En plus, le médecin navancera ni ne reportera ma fin. Son remède nest quun tranquillisant alors que la fin prédestinée devra arriver ».
La veille du dimanche 15 Rajab 63 A.H., lâme de Dame Zaynab abandonna lici-bas pour rejoindre un horizon plus vaste et plus clément. Les musulmans la pleurèrent de leurs larmes et de leurs paroles. On dit à son sujet :Ô Umm Hâshim, cet amour est porté, par un passionné épris comme il ne la jamais été ! Dans tes jardins, on le voit étreignant les portes, collant à ses murs et touchant ses pierres ! Me voici venu présenter la quintessence de mon cur, chez toi sans récompense ni ennui !Au fond du cur, voici mon amour infini, qui restera entier tant que je serai vivant !